Les Nuits du Franc-Castel

by Michel Brouard | Literature & Fiction | This book has not been rated.
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Journal Entry 1 by wingsouramwing from Genève, Genève Switzerland on Saturday, January 22, 2022
Le bookcrossing fait (re)découvrir le monde.
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(Je ne dévoile rien du roman)
Le franc-castel abrite-t-il un trésor ? Une partie de celui de l’impétueux Charles le Téméraire s’y cacherait, selon une rumeur tenace… Après la bataille près de Nancy, en 1477, le corps du Téméraire fut retrouvé, en partie entamé par des loups. Cinq cents ans plus tard, Jean-Paul F., notre instit, nous parla des batailles de Morat et de Grandson, remportées par les Suisses en 1476 au détriment du Téméraire. En juin 1978, nous avons visité le château de Grandson en course d’école avec le même prof. Par ailleurs les anciennes mottes castrales (10e et 11e siècles) ne manquent pas non plus. P. ex. la motte castrale de la Malatière à Rang (Doubs) ou encore la motte de la Mousse à Villette-lès-Dole (Jura) la motte de la Pressagne et la motte des Emards également à Villette-lès-Dole. Près de Genève, il y a une motte castrale (on peut également recenser les châteaux à motte) à Saint-André-de-Corcy dans le département de l’Ain, et une autre à Saint-Jean-de-Thurigneux (Ain) et une à Villars-les-Dombes. Ce n’est pas forcément très près de la Suisse toutefois. Prendre un peu de temps pour s’y rendre. A Saint-André-de-Corcy se trouvait un castel de terre. Radegonde se dévêtit pour la première fois devant son époux Norbert le Hutin, révélant deux petites mottes castrales auxquelles Norbert tout hutin et querelleur qu’il se montrât çà et là ne put résister, les empalmant de son mieux. Nous savons toutes & tous qu’au moment où dévia Radegonde, en A.D. CMLXVI Norbert ne lui survécut que II jours, obiit II post dies mortis Ratecundae uxoris sicut puella nautam amat selon un parchemin palimpseste des plus incertains. Des pièces d’or exhumées par des archéos prouvent la réalité de ladite motte-and-Bailey’s, tu ne devrais pas en boire par cette canicule Souram. Tiens me voilà personnage de cette histoire. Je ne dis pas non à l’idée d’explorer les reliefs d’une motte castrale. Deux squelettes, l’un de femme l’autre d’homme, trouvés près de la motte du 10e siècle accréditent la romance de Norbert et Radegonde. – Eh regarde ici, me murmura, les lèvres frémissantes parce que ce spectacle la gagnait comme l’eau montant durant un gros orage, ma préférée… Je quêtai son regard autant que l’environnement proche. Elle me montra deux vieux arbres (tordus, tenaces, ils avaient l’air d’avoir poussé là il y a mille ans) entrelacés. Certes cela advient mais à ce point, presque jamais. Trois ou quatre cas en métropole dont deux arbres à Châtillon-sur-Chalaronne qui avaient cramé. Toutes les branches d’un côté, la totalité des ramures en vis-à-vis, s’étaient entrelacées. – Comme sur la sépulture légendaire d’Iseut et de Tristan, commenta-t-elle. Les tombes jumelles étant juste dessous… Embrassant ses larmes comme pour les intercepter, je lui dis que les clichés allaient rencontrer la légende. Des années plus tard. – Ah vous venez pour la motte Tristan-et-Iseut ? – En quelque sorte, dis-je. Nous offrions un drôle de spectacle. Un vieux couple qui avait l’air de très bien connaître les lieux. « Vous faites du tourisme mais nous, la motte, nous l’avons fouillée » songeai-je. – Aucune trace de destruction à l’arme blanche, ni lance ni gourdin, Norbert er Radegonde n’ont pas été trucidés lors d’un assaut de leur motte mais sont morts de causes naturelles. Norbert étant mort d’amour selon le vieux palimpseste dit de Rang II.

Journal Entry 2 by wingsouramwing at Chemin Edouard Sarasin in Le Grand-Saconnex, Genève Switzerland on Saturday, January 22, 2022

Released 4 mos ago (1/22/2022 UTC) at Chemin Edouard Sarasin in Le Grand-Saconnex, Genève Switzerland

WILD RELEASE NOTES:

Il ne t'est jamais donné de rêve sans le pouvoir de le réaliser. (Richard Bach)

Non loin de là, peut-être (où ces actes avaient-ils été perpétrés ?) la reine Brunhilde a été promenée assise sur le dos d’un chameau malade. Reste à savoir à qui ils avaient acheté le ruminant. A des Moros d’Espagne ? Comme si des dromadaires broutaient dans la Mancha ou les Alpujarras, sans parler des Huertas de Murcie. Ergo quelqu’un avait fait l’emplette d’un chameau en prévision du supplice. – Bon, assez de chahut comme ça, trancha, glacial, l’enseignant Aurélien Bouzonville. Cela signifiait : épreuve écrite surprise pour toute la classe. Oh non, non, gémirent des élèves en ordre dispersé. Peut-être trouvait-on des chameaux en Catalogne après tout. Sujet de l’interro surprise, le pouvoir royal mérovingien. « Je vais donc devoir écrire sur les maires du palais » songeai-je. Brunhilde (Bouzonville disait Brunehaut) en l’an de disgrâce 611, ut vides, fut écartelée. Peut-être près du Franc-Castel. La Chaussée Brunehaut porte son nom. Et les élèves de noircir une ou deux pages. Contrôle surprise sur la descendance de Mérovée. Sed dixerunt que Brunhilde (défi vivant à la lex salica et à Maurice Druon) a été attachée par une cheville à un cheval rétif, voire indompté. L’équidé une fois apeuré, il a galopé sur une bonne (ou mauvaise) lieue et donc Brunhilde fut écorchée vive, lacérée, massacrée pendant que des voyous optimates se soûlaient à l’hydromel en racontant des blagues cochonnes. Diverses traces de sang témoignèrent de l’événement. Des sous-fifres récupérèrent ce qui restait, le fourrant dans un sac. Seule l’intervention d’un chapelain apeuré empêcha qu’on creusât un trou pour y fourrer les débris vite fait sans rituel. Merde, elle avait été la reine. Peu à peu, surtout, notâmes-nous, après le décès prématuré du roi Dagobert 1er (bon arrêtez de rigoler au fond, la chanson du roi Dagobert a été composée 1100 ans après la mort du roi) le pouvoir réel - le seul qui vaut le coup – est passé dans les mains des maires du palais. Jusqu’à ce que Charles Martel (martel en tête, marteau) Karl der Hammer bazarde ce qui restait, les lambeaux, des Mérovingiens, déchirés par le cheval indompté des luttes de pouvoir. Et avec Karl arrivèrent les Carlovingiens (on disait comme ça) ou Carolingiens (comme on dit de nos jours). Ivres comme des pies, les optimates spectateurs du supplice se congratulèrent, rirent même comme des écoliers – avant Charlemagne, l’ébriété brouillant la notion du temps – ayant réussi une bonne blague aux dépens du proviseur. Les réserves de bière francique diminuèrent rapidement. Par contre, Bouzonville ramassa les copies d’un air maussade. Il nous fit deux fois le coup du contrôle écrit surprise pour cause de chahut global dans la classe. Le contrôle numéro 2, là, sur quoi porta-t-il ? Peut-être sur les Carolingiens. Alcuin d’York. Eginhard. La bataille de Roncevaux. Ganelon est coupable, qu’on le pende. C’est pas moi m’sieur c’est Ganelon. Témoin du supplice de Brunhilde, Gisela – femme de l’optimate Gingolph – en garda une certaine anxiété. Son regard perdit sa douceur, elle demeura sur le qui-vive, une lueur d’espoir ayant sans retour quitté ses yeux en ce funeste jour de l’Anno Domini 611 environ. De temps en temps elle murmurait en thuringien des trucs que Gingolph ne pigea jamais parce que ce n’était pas du francique. – Et si c’était la tombe de Brunhilde ? demanda *** lors de cette visite du Franc-Castel. D’après les archéologues, le squelette appartenait à une femme ayant péri au 7e siècle, ça collait peut-être. D’autant que le squelette avait l’air d’avoir subi des fractures.







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